TOPONYMIE :
Le nom même du pays qui, dans sa forme primitive DIMON a traversé les cinq longs siècles de la domination romaine, sans prendre la désinence latine, est absolument gaulois.

C'est au onzième siècle que nous trouvons pour la première fois l'existence de DIMON attestée par des documents écrits.
Au douzième siècle:       DIMONE
Au treizième siècle:       DYMUN
Au quatorzième siècle : DYMON

L'étymologie trouve dans la vieille langue gauloise, le déterminatif "on", "one", qui signifie FONTAINE. De nombreux exemples pris uniquement dans la region, semblent confirmer cette théorie: Véron, Paron, Laxon, Brienon, Béon.

Quant au prefixe « DIM », il pourrait rappeler le nom d'une divinité paienne tutélaire de la source appelée Saint Gervais de nos jours.

C'est donc à tort que depuis le XVIIIe siècle, on a écrit DIXMONT au lieu de DIMON et que l'on a cherché l'étymologie de ce nom dans les nombreux monticules qui entourent le pays.
La commune s'étend sur 4 218 hectares, situés sur un plateau calcaire dont les épaisses assises du soubassement sont dominées principalement par de l'argile à silex.

Son altitude varie de 116 mètres au pont des Bordes à 238 mètres au Nord de Bourbuisson.

L'importance de son territoire qui fait partie du Sénonais, offre aux visiteurs et à sa population des sites de charme et d'attrait par la diversité de ses coteaux et vallons, ses ru de Saint Ange et ru Galant s'écoulent paisiblement d'est en ouest (lorsqu'ils ne sont pas à sec) !

Les terres non recouvertes par cette majestueuse forêt d'Othe à laquelle elles appartenaient avant les défrichages d'antan, se répartissent entre champs, prés et friches.

Son réseau de routes, de chemins et de sentiers balisés, de plus de 100 km, sillonne notre pays pour le plus grand plaisir des randonneurs, des amateurs de VTT ou d'équitation, mais aussi des amoureux de belles promenades. En partie protégées, la faune et la flore sont d'une exceptionnelle richesse.

Ses mares aménagées offrent aux pécheurs des lieux de détente et de fraicheur.

La commune s'étend sur 4218 hectares, situés sur un  plateau calcaire dont les épaisses assises du soubassement       sont  dominées principalement par de l'argile à silex.

Son altitude varie de 116 mètres au pont des Bordes à 238  mètres au Nord de Bourbuisson.  
Une importante littérature relate la vie de DIXMONT, de l'antiquité à nos jours en passant par le moyen âge.
Le territoire de DlXMONT  fit partie du Pays des gaulois Sénons. Quand Jules CESAR s'empara de SENS en l'an 52 avant jésus Christ.

L'industrie du fer, florissante en Gaule sous l'empire Romain, a été plus particulièrement marquée dans la region de l Yonne et notamment dans le Pays d'Othe, véritable bassin minier des temps anciens. Des buttes de scories d'une importance considérable sont visibles à      Haut le Pied en Foret d'Othe ; en ce même lieu ont été mis à jour des thermes gallo romains. Un gisement de scories, subsiste encore au village, bien que l'industrie moderne en ait prélevé l'essentiel (lieudit : LE MACHEFER).

Au Xle siècle DIXMONT et tout son territoire appartenaient alors aux religieux de Notre-Dame- du-Charnier de Sens, monastère bénédictin, dépendant de celui de la Charité-sur-Loire, car depuis longtemps déjà, afin d'assurer le service du culte et de pourvoir au salut de leurs aînés, les rois et les seigneurs avaient concédé aux évêques, aux églises, aux monastères, des terres considérables, parfois même des villages entiers : c'était le cas pour DIXMONT...

Mais il était bien difficile aux moines du Charnier résidant à Sens, d'administrer et surtout, dans ces temps de violences et de troubles, de défendre au besoin leur domaine de DIXMONT.
En 1187, ils confièrent ce soin à PHILIPPE-AUGUSTE en lui donnant la moitié de la seigneurie, ne se resservant que leur maison et l'église.

Ainsi, à sa suzeraineté s'ajoutait pour PHILIPPE AUGUSTE un droit de propriété réelle, qu'il tint à exercer directement.

DIXMONT "assis sur le grand chemin de Gien à Troyes, de Sens à Joigny et à Auxerre" était un centre commercial connu pour ses foires de juin (lainages), de décembre (chanvre et filasse) et pour son grand marché au blé du vendredi (qui existait encore en 1780).

Le roi voulut lui donner plus d'importance encore, en déclarant dans ses lettres de 1190, prendre sous sa protection les marchands qui se rendraient à ces foires et accorder l'exemption de certains droits aux acheteurs. Pour faire de DIXMONT un village populeux, il concéda aux habitants des privilèges et des franchises, promettant d'en faire jouir tous les étrangers qui viendraient s'etablir en    notre pays et qui, apres un an et un jour, n'auraient pas été réclamés par leur Seigneur.

Enfin, comme DIXMONT touchait au territoire de Joigny, le premier Comté de Champagne, le roi eut dans cette place frontière, une forteresse qu'il appela son château.

PHILIPPE-AUGUSTE vint en effet dans son château de DYMON, en novembre 1204 ; il y reçut l'hommage de Jean, Evéque de LIMOGES; il ratifia les privilèges qu'ELEONORE "jadis rayne d'Angleterre ", avait elle-même confirmés aux habitants de Poitiers. Ces deux actes ayant été souscrits en présence des grands officiers, le roi PHILIPPE est donc venu à DIXMONT  a vec sa cour.

Pendant qu'il se trouvait a DIXMONT, PHILIPPE -AUGUSTE  ne manqua pas d'adresser de nouveau aux hommes des seigneurs  voisins, l'in vitation de venir s'établir en ce pays pour jouir de ses privilèges Cet appel fut entendu et les immigrants arriverent en masse.

LOUIS IX poursuivit cette politique et DIXMONT s'accrut également sous son règne.

Cette prospérité fut anéantie par la guerre de cent ans. On ne voyait partout que «villages brulés, biens pillés par les ennemis ». On n'osait pas s'aventurer dans la campagne pour cultiver les champs Que l'on sache qu'à DIXMONT en 1429, année de la mission de JEANNE D ARC, le Prevot ne put juger un procès " ...pour dangier des chemins, sur lesquels chemins corent chascun jour les ennemis, prennent prisonniers et font tous faiz d'ostilité... », et qu'en 1434 «... â DIXMONT, il n'y avait plus que dix ménages..: » et, qu'en 1490 «faute de bras, sans doute, les terres du Chapitre de DIXMONT étaient encore en friches ».

La Châtellenie de DIXMONT se releva sous le regne de LOUIS XII, Pere du Peuple. En 1538, la population du bourg s'élevait à trois ou quatre cents feux. Des remparts furent établis. Mais, plus tard des guerres de religion arrêterent de nouveau Ia prospérité du bourg.

Quelque temps auparavant, le roi avait cédé ses droits à deux seigneurs censiers dont l'un Nicolas Tournebranlé, était archer écossais

En juillet 1570, les catholiques chassaient devant eux les huguenots et comme les armées ne se faisaient pas suivre de leurs approvisionnements, elles étaient obligées de faire des réquisitions ou de se livrer au pillage pour se procurer des vivres.

Les habitants de DIXMONT crurent échapper à ces excès en fermant les portes de leur bourg. Ils en furent traités avec une rigueur barbare. Le canon fut tire contre les murailles et K ... les gens de guerre tuèrent, meurtrirent et saccagèrent aultant d'hommes qu'ils rencontrèrent parles rues ... les gouverneurs et justiciers de DIXMONT furent pendus "... comme séditieux et rebelles au Roy..". Les filles et femmes furent forcées par les pillards et le feu mis aux maisons.

En 1589, François des ESSARTS, Barren de Saultour, ennemi de la ligue et partisan d'Henri de NAVARRE, vint s'emparer de la ville forte de DIXMONT. Après un siège de cinq jours, qu'il dirigea du monastère de l'Enfourchure, il y installa son quartier général pour inquiéter et désoler à la fois Joigny, Villeneuve le Roy et Sens.

En 1591, DIXMONT reçut un capitaine nommé par HENRI IV.

En 1594, la paix terminait ces longues et désastreuses guerres civiles. Mais le rôle et l'importance de la Châtellenie de DIXMONT étaient à peu prés finis.

En 1703, LOUIS XIV échange avec M. de Saint Mars les vieux bâtiments du château, ses dépendances et sa moitié de la châtellenie royale contre des propriétés que son co-contractant avait aux environs de Versailles. DIXMONT avait été une Châtellenie royale pendant cinq cent seize ans (1187 à 1703).

Tout le XVllle siècle fut une longue et ruinante lutte politique des habitants de DIXMONT contre ses nouveaux seigneurs. Les bourgeois et les paysans refusaient notamment de payer des droits de cens (impôts fonciers), prétextant des exemptions royales, de même qu'au siècle précédent une fronde incomparable les avait réunis pour se battre contre les fermiers des aides (fiscalité viticole) et la collecte des tailles (impôt sur le revenu). Cette tradition revendicatrice les amène tout naturellement à la création d'une commune révolutionnaire dont le premier Maire Jean Simonet était Jacobin (1737-An II).

Répartie pour moitié entre le bourg et les 24 hameaux et écarts, sa population accuse une croissance encourageante :

539 habitants en 1975
584 habitants en 1982
671 habitants en 1990
820 habitants en 2000
               L'importance de son territoire qui fait partie du Sénonais, offre aux visiteurs et à sa population des sites   de charme et d'attrait par Ia diversité de ses coteaux et vallons, ses ru de Saint Ange et ru Galant s'écoulent  paisiblement d'est en ouest (lorsqu'ils ne sont pas à sec) !

                 Les terres non recouvertes par cette majestueuse forét d'Othe à laquelle elles appartenaient avant les  défrichages  d'antan, se répartissent entre champs, prés et friches.  Son reseau de routes, de chemins et de sentiers balisés, de  plus de 100 km, sillonne notre pays pour le plus grand plaisir des  randonneurs, des amateurs de V7T ou d'équitation, mais aussi des amoureux de belles promenades. En partie protégées, la faune et la flore sont d'une exceptionnelle richesse. Ses mares aménagées offrent aux pécheurs des lieux de fraîcheur et de détente.
Ce texte est extrait d'un livret édité par la municipalite de dixmont :
villagedixmont@yahoo.fr
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